mardi 2 février 2010

Déformation psychiatrique

Certaines personnes ne parviennent pas à se voir réellement. En effet, pour un ou deux pourcent de la population, le centre du traitement de l'image de soit "agit anormalement" lorsque confronté à une image de soi qui ne met pas en évidence toutes leurs imperfections. Les scientifiques remarquent que l'activité du cerveau est étrangement similaire à celle des obsessifs-compulsifs. Cette manière de chercher les poux empêcherait ces gens de voir l'ensemble de leurs caractéristiques et de se concentrer sur des détails. Comme le quart des gens qui souffrent de cette condition pourraient essayer de se suicider au cours de leur existence, je ne peux nier l'importance de tels travaux, mais suis-je seul à trouver qu'on cherche le mécanisme physique par lequel un problème cognitif se développe? Est-ce qu'à chercher à développer une approche biomécanique, nous ne sommes pas en train de traiter la pensée de manière à faire disparaître, à terme, la psychologie et la psychanalyse pour aller corriger le cerveau directement?

1 commentaire:

Oscar Chica a dit...

Si nous partons de la prémisse, terrifiante, selon laquelle l'humain n'est rien de plus qu'un animal à 100% déterminé et donc dépourvu de libre-arbitre (c'est ce que je pense), qu'une machina animata, alors, oui, ''traiter la pensée de manière à faire disparaître, à terme, la psychologie et la psychanalyse pour aller corriger le cerveau directement'' me semble être la meilleure des approches!

Par contre, si notre prémisse s'avère fausse, alors nous perdons quelque chose d'important en perdant la science psychologique, car comprendre un être non-déterminé demande de dépasser l'étude de la matière, je dirais même que cela demande une certaine poétique, telle qu'en fournissent la psychologie et la psychanalyse.